Chronique de Janvier
Les débuts d’année correspondent bien souvent à de nouvelles résolutions, de nouveaux projet et autres nouvelles aventures. Alors en cette nouvelle année 2016 et pour quelques mois, je prendrai la plume pour vous narrer quelques histoires, anecdotes et aventures de mon quotidien. Cela se fera par le biais de chroniques relayées tous les mois dans les numéros du magasine en ligne de Trimax-Hebdo.
Ces aventures nous conduiront aux quatre coins du monde, de la Réunion à l’Australie, de la Nouvelle-Zélande à l’Europe en passant bien sur par RIO avec en ligne de mire les Jeux Olympiques au mois d’Aout et la préparation qu’un tel évènement engendre.
 
En cette nouvelle année avant tout de chose, je tenais à vous souhaiter à toutes et à tous le plus sincèrement du monde, les meilleures choses que l’on peut espérer. De se réaliser et de cultiver au maximum tous les aspects de la vie qui nous feront grandir en tant qu’Homme, que les connaissances acquises et la confiance que cela procure nous mènent vers de nouvelles inspirations.
 
 
 
Mes aspirations elles n’ont pas changées, bien que la disparition brutale de Laurent qui était devenu par la force des choses mon entraîneur depuis Mars dernier, modifie l’ensemble du process que nous avions mis en place pour déboucher sur l’échéance olympique dans la meilleure disposition possible. Le but ultime demeure inchangé. Performer à Rio. Le chemin s’en voit juste modifié, si l’on peut dire.
Dans cette présente aventure, je garde en moi toute la force de caractère et cette envie de réussir qui le caractérisait. Aller au bout du chemin, non pas pour lui comme bien trop de personnes me dise mais avec lui. Tel un guide, je le sais présent et dans mes choix, mes réflexions, il continue de m’influencer. J’ai su trouver les ressources pour entamer cette campagne 2016 de la meilleure des manières et le soutien de chacun m’a permis de ne pas sombrer ou plutôt de grandir dans ce tragique coup du sort. Ainsi, tel qu’il l’aurait souhaité, je reste digne et fidèle à mon projet.
 
Fort de cela, et à l’heure ou les rouges flamboyants dévoilent de leur superbe, que les journées se font de plus en plus moite et lourde, j’ai pris la direction de mon île, la Réunion dès le milieu du mois de novembre. Les repères bien ancrés, il n’a pas été si difficile de reprendre le chemin de l’entraînement. Après 6 semaines de régénération passées dans un doux climat automnal, mon corps était de nouveau apte à reprendre du service, recherchant le plaisir du travail bien fait.
Ici, les 1ere chaleurs apparaissent dès 9 heures le matin, ce qui fait se lever tôt. Partir dès 6 heures à pied ou à vélo est primordial pour maintenir un travail de fond régulier et surtout de préservation. Cela offre ensuite un vrai luxe de temps pour le restant de la journée et les entraînements de l’après midi.

N’est t il pas bienfaisant de vivre aux heures d’une nature gracieuse, qui ne demande qu’a partager sa magie ? Elle qui dicte la vie et le rythme à mener ?
Tout le loisir est notre d’organiser alors les déplacements de la prochaine saison, les stages de préparation,  les siestes de récupération, les séances d’étirements et autres sociabilité de réseaux. Viennent aussi s’intercaler ici et là quelques rendez-vous média.
Habituellement lourd d’échanges en tout genre, ma mutation de Sartrouville à Liévin  n’aura pas été lourd de témérité ni affecté mon dynamisme, tant ce projet paraissait clair et limpide et que chaque personne concernée facilita les démarches. Le travail d’un manager prend ici tout son sens. Ainsi, au delà de la motivation personnelle qui est la mienne de suivre les traces de mon illustre compagnon, cette démarche, toute sauf infondée car elle s’inscrit dans un projet olympique fort, ou chacun des acteurs marchent dans le même sens ; de partage, de performance et de plaisir se veut avoir une signification.
J’ai trouvé là un soutien sans faille, mon esprit s’allège et s’éclaircie de plus belle. Je trouve important de pouvoir se dégager de toute forme de stress, de gênes, de ces poids négatif qui brident  l’épanouissement. Ces maux que l’on traine une saison, une carrière, une vie durant et qui au final nous empêches de nous réaliser. Ainsi, une fois l’objectif clairement défini et délesté au maximum de ces stress, la voie se dégage et la confiance en soi réapparait. Il va sans dire que la motivation décuple et que le volume des journées grimpe vite. D’ici celles de 5 heures paraissent vite routinières.
Un plaisir simple que de monter au Piton des Neiges, de nager en lagon, de partager des séances de musculation difficile n’est que pur bonheur. Un bonheur qui doit être cultivé au quotidien car mon travail est bien de m’entrainer chaque jour pour devenir le meilleur. Je m’éloigne volontiers des aspects de performance en cette période, qui selon moi freine cette recherche voluptueuse. Ces performances qui plus tard, durant les 8 mois d’une saison intense et longue, indiquerons si la préparation fut bonne, si la saison fut réussit ou pas. Pour le moment c’est bien l’intention qui compte. L’intention d’entretenir cette dynamique le plus longtemps possible.
 
publié le 16/01/2016
 
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