Quelques mois la tête en bas, réfléxion sur l’entraînement.
_ »On continue d’apprendre à tout âge. OUI, l’expérience se forge à la sueur du front et le temps qui passe s’en charge bien. »  
Voici un sentiment qui peut résumer mes derniers mois passés « Down Under » la tête en bas. Le but ne change guère. Et si pour le nouveau trentenaire que je suis, devenir une meilleure personne est essentielle, m’impliquer dans mes motivations quotidiennes et m’élever dans mon engagement restent primordial. J’aime à penser que se mettre en situation d’inconfort permet de tirer le meilleur de soi même. Ce n’est pas facile à faire mais le résultat peut être bénéfique. C’est un risque à prendre, le risque de perdre pour gagner beaucoup. C’est donc avec cette philosophie que j’ai abordé ma préparation pour cette année en changeant mes habitudes, rejoignant un nouveau groupe d’entraînement. Prêt à foncer tête baissée et laisser de côté le ressenti et les sensations d’entraînement qui autrefois me rendait confiant et fort. Un pari osé auquel j’ai voulu croire et qui m’apporterai tous les petits plus pour continuer à progresser.
Alors, après 3 mois passés en Nouvelle-Zélande avec le groupe de J. Filliol, l’heure est à la remise en question : une préparation foncière conséquente, de nouvelles méthodes de travail abordés ainsi que 3 courses effectuées me permettent de porter un 1er jugement sur cette nouvelle expérience. Des résultats encourageant et un niveau semble t-il retrouvé me laissent présager de belles choses pour la saison en cours… Mais voilà, en sport le résultat n’est pas tout. Pour moi, la façon d’y parvenir demeure tout aussi importante, qui plus est dans un sport tel que le notre ou l’exigence quotidienne est grande. Le résultat ne doit être que la validation du travail accompli une fois le ponton délaissé et dans une certaines mesures de l’investissement mis en place. Il convient pour cela de trouver son juste équilibre. Les routines d’entraînements ainsi qu’un bon entourage permettent à l’athlète de s’accomplir en cela. Difficile d’aller contre nature lorsqu’on parle d’accomplissement tant cela reste primordial dans le déroulement d’une carrière ou d’une vie. C’est pourquoi, il est important de vraiment se sentir bien dans sa pratique de tous les jours, de garder une motivation forte pour atteindre les objectifs fixés. Je ne parle pas ici de rester dans sa zone de confort, de rester dans ce que l’on aime ou ce que l’on sait faire- Stresser l’organisme et vous en sortirez le meilleur- Mais plutôt du feeling que l’on peut ressentir, de l’écoute de son corps et des indications envoyées. Tout comme savoir écouter l’univers qui nous entoure, chaque athlète, chaque personne possèdent des aptitudes pour capter ce ressenti. Ces perceptions se développent et s’aiguisent avec le temps mais inutile de dire qu’une grande objectivité est demandée. Je crois ne pas me tromper en avançant que cela est applicable au triathlon biensûr, le Courte Distance- le Longue Distance, au sport en général et à la vie toute entière !
Pour se faire, la confiance en soi est un élément clé et l’entraîneur tient ici son rôle. Dans un fonctionnement idéal, il vous fera soulever des montagnes, dans le cas contraire, il vous aidera à creuser...
Il est une pièce essentielle à mes yeux dans le processus performant et doit guider l’athlète en lui permettant de se construire dans le temps, en s’effaçant si besoins.
Son rôle n’est certes pas facile. Quand est-il dans un groupe important ? Cela se saurait si appliquer des théories à la chaine permettait de nous rendre invincible et d’obtenir une progression linéaire. Oui l’expérience fait presque tout ; pour certains le coach sera omniprésent, pour d’autres il devra se mettre en retrait. En fait, je crois qu’il doit être  les deux à la fois, en retrait mais présent. Avoir le geste et le regard au bon moment pour faire passer l’information. Une chose paraît essentielle c’est d’affiner les besoins selon le profil de chacun ; chaque athlète est différent donc unique. Nul doute que cela prend du temps alors difficile pour moi, après à 3-4 mois de prépa de décider objectivement. Continuer ou partir.
Aujourd’hui le triathlon continue de se développer, pas toujours dans le bon sens et si les instances internationales du triathlon peuvent souvent prendre des décisions surprenantes, les athlètes, de leurs côtés travaillent sans relâche pour suivre les rythmes infernaux. Nous sommes tous d’accord pour dire que les niveaux évoluent et se densifient de toute part. C’est ce que je confirme sur le Courte Distance en tout cas. Il est alors intéressant de s’interroger sur les raisons du pourquoi? Une tendance semble se dégager quand à l’approche de fonctionnement.
Arrêtons-nous un moment sur le fonctionnement des meilleurs athlètes du moment ; les frères Brownlee, l’espagnol Gomez, Riederer et bien d’autres. Outre leurs grosse capacité aérobie, ce sont des garçons qui n’ont quasiment besoins de personnes pour fonctionner, quelques sparring-partner suffisent. Ils fonctionnent à l’instinct et restent maîtres dans leurs programmations, très à l’écoute d’eux même. Les résultats leurs donnent raisons et cela fait longtemps que ça dure… Le triathlon est particulier car c’est un sport que l’on peut dominer en étant esseulé dans sa préparation.  Pour moi la régularité ainsi que la consistance de travail, couplés à la finesse de jugement du ressenti en sont les principales raisons. Je délaisse volontairement les qualités mentales requises, exprimées par une très grosse envie de réussir, de vouloir être le meilleur et d’acceptation de la douleur. Oui le triathlon est un sport jeune mais la densité prouve que le haut niveau est juste là et qu’il sera difficile d’aller beaucoup plus vite. Quoi qu’il en soit toutes les voies de travail ne sont pas encore développées, raisons de plus pour sortir des sentiers battus et tenter de nouvelles approches.
Je ne cherche pas ici à démonter les systèmes de groupe qui peuvent être très bénéfiques sur des périodes définies ou même pour l’apprentissage des jeunes au haut-niveau, pour qui les projets sportifs peuvent ne pas être encore assez fort ou peu définis. Je ne cherche pas non plus à donner raison à ma nouvelle réorientation, celle de délaisser mon groupe pour retourner dans un système qui m’a réussi et que je connais, ma structure familiale avec mon père aux manettes. Mais plutôt de me remettre en questions sur les moyens à fournir pour rester compétitif, car c’est le nerf de la guerre ! Oui cette expérience n’a pas répondu à mes attentes, trop peu éclairé et sans créativité, j’ai préféré changer de cap assez tôt au risque de voir mon équilibre chaviré.

Alors après une décevante prestation à Auckland pour la 1ere manche des World Séries, ou je n’ai cependant pas manqué la cible d’un piéton traversant le route. Je suis de retour à la Réunion pour quelques temps, passer du temps en famille, me ressourcer et reprendre mon souffle. La saison est lancée, les courses vont vite s’enchaîner, à moi de retrouver cette motivation implacable tellement nécessaire pour performer dans le triathlon de haut niveau d’aujourd’hui. Il est donc tant pour mon père et moi de reprendre une préparation plus spécifique et personnalisé car dans 2 semaines se profile déjà la 2e manche des World Séries à Cape Town. A la suite de quoi, il sera temps de retrouver l’Europe, ma femme et son petit ventre qui grandit chaque jour…
L’appréhension est grande, l’expérience ne se remplace pas !
 
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publié le 15/04/2014
 
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